Centre de services scolaire
de Rouyn-Noranda
Centre de services scolaire
de Rouyn-Noranda
Au lendemain de la journée internationale des droits des femmes, nous vous proposons un petit survol de l’avancement professionnel des femmes en éducation.
Pouvez-vous croire qu’aux balbutiements de l’organisation de nos commissions scolaires, on exigeait des maîtresses d’école qu’elles soient célibataires? Qu’elles ne pouvaient signer leur propre nom sur les contrats de travail qui les concernaient?
Dans les années 1930, le salaire des institutrices est d’environ 15 ou 20 $ par mois, selon la qualification et selon les différentes commissions scolaires. Il ne faut pas oublier que chaque village a sa propre commission scolaire.
Le salaire est versé en partie par le Département de l’Instruction publique, mais les paroisses doivent débourser leur part, au moins à partir de 1938. Les colons n’ont pas toujours les moyens de contribuer aux taxes scolaires. Dans certaines paroisses, l’institutrice reçoit un léger supplément pour faire le ménage de l’école.
Les salaires augmentent lentement dans les années 1940, même si l’écart est marqué entre les hommes et les femmes. En mai 1942, par exemple, le salaire d’une institutrice à Évain est de 400 $ par année, alors que celui de l’instituteur est de 599 $.
Cette différence persiste pendant quelques décennies puisque, dans les années 1960, on peut trouver ce tableau (voir photo) dans une convention collective locale. On peut y voir que le salaire de base des hommes est alors le double de celui des femmes.
Lorsque les différentes commissions scolaires locales sont regroupées autour d’une seule, les conventions collectives sont arrimées. Aujourd’hui, les enseignantes et les enseignants ont les mêmes conditions, partout sur le territoire.
Les femmes occupent non seulement des postes d’enseignantes, mais aussi de personnel cadre. D’ailleurs, depuis 2024, une femme inspire et dirige le Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda : une première en 100 ans!

Sources :
Photo du personnel féminin de l’école Jean XXIII, en 1965-1966 : BAnQ
Tableau d’une convention collective dans les années 1960 : Recueil « 100 ans à créer les citoyennes et les citoyens de demain! »
Illustration : Annie Boulanger
Extraits du texte de Véronique Gaulin, « 100 ans à créer les citoyennes et les citoyens de demain! » et du texte de Stéphane Morrissette, exposition « De la craie aux pixels – 100 ans à créer les citoyens de demain ».